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QUELLE ÉCOLE POUR LE FUTUR ?

Mercredi 17 janvier 2018, les MERCREDIS DE LA BASTILLE étaient consacrés au thème : « Quelle école pour le futur ? »

Depuis un demi-siècle, chaque année a connu sa réforme de l’enseignement. Au point qu’on ne s’y retrouve pas toujours. Si : le France est passée en queue de classement pour la qualité de son éducation.

Jean-Michel Blanquer souhaite renverser la table et dire adieu aux vieilles méthodes pédagogiques. L’idée : s’inspirer des découvertes scientifiques en matière de neurosciences, et faire entrer l’enseignement dans une nouvelle ère.

L’école était d’ailleurs une priorité du programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Certaines mesures ont déjà été mises en application, comme le dédoublement des classes de CP dans les ZEP.

Le programme d’EM sur l’école

 

Rémy Danquin, membre du comité, professeur d’allemand, dresse un constat sévère de l’état de l’enseignement, qui apparaît comme totalement inadapté au monde du travail. On forme même des jeunes à des métiers qui n’existent plus, comme le secrétariat, simplement parce qu’il existe des professeurs dans ces matières !

La comparaison avec d’autres pays européens, comme l’Allemagne,  est sans appel : une véritable politique d’harmonie avec le monde du travail, notamment grâce à un système d’apprentissage en entreprise efficace, permet un taux d’embauche exceptionnel par rapport à la France.

L’approche de l’enseignement professionnel apparaît d’ailleurs comme assez paradoxal en France : fortement dévalorisé, car les élèves en difficulté, surtout issus de la diversité, sont systématiquement dirigés vers lui, il n’attire pas les bons élèves. Les professeurs, qui prennent les décisions d’orientation, n’ont d’ailleurs pratiquement jamais eu de contact avec l’enseignement professionnel.  Ce n’est pas du tout le cas de l’Allemagne, où les jeunes issus de ce type de formation ont un accès à l’évolution professionnel similaire à ceux qui sont issus des autres filières.

Le principe que l’on souhaite instaurer est simple : ceux qui ont un projet professionnel doivent pouvoir choisir ce type d’enseignement, et celui-ci doit être valorisé. Les autres doivent avoir la possibilité de continuer dans la filière générale. Le choix de la  filière professionnelle doit être celui de l’élève, et non être l’objet d’une orientation par défaut.

Autre constat : alors que l’enseignement devient de plus en plus interactif, le sur-effectif des classes constitue un véritable problème, auquel le gouvernement a déjà commencé à s’attaquer en dédoublant les classes de CP dans les quartiers défavorisés.

 

Tiziana Zalla, enseignante et spécialiste des neuroscience explique qu’il n’y a plus aujourd’hui de raison de laisser la pédagogie à l’empirisme ou à l’idéologie. Les études scientifiques permettent de savoir quels sont les processus d’apprentissage des enfants et des adolescents, et d’adapter ses découvertes pour améliorer l’enseignement. Le problème est alors celui de la formation des enseignants.

Ces questions sont prioritaires pour Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education, qui souhaite revoir les programmes et la façons d’enseigner, notamment pour lutter contre l’illettrisme ou les difficultés des élèves en Français, qui augmentent depuis plusieurs années. Aujourd’hui, 20% des élèves qui entrent en 6ème ne maîtrisent pas la lecture et l’écriture.

 



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