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COMMENT REFONDER L’EUROPE ?

Le 24 mars prochain, la « Grande marche pour l’Europe » sera lancée. Son but : informer les citoyens et recueilli leur sentiment sur l’Europe.
D’ici là, nous organiserons de nombreux ateliers citoyens pour permettre aux parisiens de mieux comprendre les enjeux européens.

Le mercredi 31 janvier, nous co-organisions avec le pôle Europe du 11ème arrondissment un grand débat sur le thème « Comment refonder l’Europe ».

Nous avons eu le plaisir de recevoir, aux côtés de Marianna Mendza, référente LREM du 11e, Valérie Gomez-Bassac – députée LREM de la 6ème circonscription du Var, membre de la Commission des Affaires européennes et membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation et rapporteure des consultations citoyennes pour la refondation de l’Europe, Pieyre-Alexandre Anglade –  député LREM de la 4ème circonscription des français de l’Étranger, membre de la Commission des Affaires européennes et membre de membre de la commission « Défense nationale et forces armées », et Joachim Son Forget, député LREM de la 6ème circonscription des français de l’Étranger, membre de la Commission des Affaires européennes. Pierre Person, député de la 6ème circonscription est venu ensuite rejoindre le groupe.

Pour le 11ème arrondissement, l’événement, c’était le jumelage avec Lisbonne, qui nous a été présenté par une vidéo réalisée par Sylvain :

En ce qui concerne la « Grande marche pour l’Europe », son objectif est de « Continuer à rassembler jusqu’aux élections européennes et après », en rassemblant celles et ceux qui croient profondément en l’Europe :
• Une Europe qui protège,
• Une Europe qui agit,
• Une Europe qu’il nous fait véritablement changer mais ne pas rejeter
Une force politique pour accompagner les mutations dont l’Europe a besoin.
Pour devenir plus protectrice ; plus efficace ; plus démocratique.

Le 24 mars permettra de mieux écouter les uns et les autres et réaliser un travail de diagnostic.

Farida a ensuite demandé aux invités de s’exprimer sur l’avenir de l’Europe.

Pour Valérie, l’objectif  est de faire revivre le désir d’Europe. Emmanuel Macron l’a bien dit : il faut susciter le débat dans tous les pays de l’Union européenne. La ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, était à Strasbourg le 16 janvier dernier pour évoquer avec le président du Parlement européen et les principaux responsables des groupes politiques les « consultations citoyennes sur l’Europe ».
Comment se matérialisent ces Consultations citoyennes ?
On le sait, les pays européens sont dans l’ensemble réservés, le jeune chancelier autrichien Sebastian Kurz qui est allié à l’extrême-droite a, par exemple, fait part de son accord sous réserve : sous réserve de ce qu’on demandera aux citoyens et aux questions qui seront posées, etc.
Donc l’exercice est risqué, ces consultations devront être réellement démocratiques pour être réellement au service d’une ambition collective suffisamment représentative de l’ensemble des peuples de l’Europe.
D’ores et déjà, l’opinion semble considérer que la construction européenne est fragilisée par la prolifération bureaucratique et le scepticisme croissant qui en découle…

Un intéressant débat s’installe entre les invités et la salles où sont présents plusieurs franco-allemands. Depuis le début de la construction européenne, la France et l’Allemagne ont joué un rôle moteur. Or depuis 10 ans, les controverses, reproches mutuels, recherches d’autres alliances (franco-britannique au début de la présidence de Nicolas Sarkozy, axe franco-italien Hollande-Renzi, ou soutien aux PIGS pendant la crise par exemple) ou encore la crise des réfugiés, ont émaillé la relation entre la France et l’Allemagne. Cette divergence de point de vue trouve aujourd’hui son prolongement dans les propositions d’EM en matière de gouvernance économique (budget européen, eurobonds, ministre des finances européen, etc). Surmonter ces désaccords profonds pour faire vivre une ambition politique européenne sera un des prochains enjeux de la politique d’Emmanuel Macron.

Il faudra aussi prendre en compte sur les difficultés rencontrées par Angela Merkel pour former un gouvernement de coalition, qui seront peut-être de nature à permettre à la France de faire évoluer la gouvernance économique de l’UE.

Farida rappelle que face à un contexte géopolitique pressant, 23 États-membres de l’UE ont lancé le 11 décembre dernier une Coopération structurée permanente (CSP) en matière de défense pour mutualiser une partie de leurs moyens et capacités afin d’accroître leur effort militaire commun.

Pieyre-André rappelle les contours et les objectifs de cette coopération qui se veut élargie et inclusive, et la proposition d’ Emmanuel Macron d’une « initiative européenne d’intervention », qui doit être opérationnelle en 2020.

Rendez-vous sur ce lien pour trouver les détails des proposition du Président de la République :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/europe

Invité par Farida, Joachim rappelle que la  Commission européenne a présenté le 20 juin 2017 le dernier rapport du Tableau de bord européen de l’innovation (TBEI) qui analyse la performance en matière d’innovation des États membres et leur potentiel.

Ce tableau classe les pays de l’UE en fonction de leur performance d’innovation et de recherche selon plusieurs critères et sur une période allant de 2010-2016. Depuis le lancement en 2010 de l’Union de l’innovation Horizon 2020, l’UE encourage l’application concrète des innovations produites par la recherche publique ainsi que les investissements en R&D mais n’a toujours pas atteint l’objectif des 3% de son PIB consacré à la recherche et à l’innovation qu’elle s’était fixé en 2000.

Répondre aux nouveaux enjeux technologiques passe par une forte sensibilisation des états-Membres au défi européen de l’innovation.  Les chercheurs français tirent la sonnette d’alarme sur le manque de moyens alloués, serons-nous capables de les retenir en France ?

Le Président a d’ailleurs rappelé sa volonté de créer, dans les deux ans une agence européenne pour l’innovation, pour être en position d’innovateur et non de suiveur ». Mais comment être en mesure de  rivaliser avec les GAFA et BATX qui évoluent dans un monde moins contraint par les règlementations sur la data protection ? La question fait débat…

 

 



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