EHPAD

EHPAD, FIN DE VIE… PARLONS-EN !

Mercredi 14 février, LES MERCREDIS DE LA BASTILLE abordaient un sujet qui nous concerne – ou nous concernera tous un jour – les structures d’accueil pour les personnes âgées ou en fin de vie.
Le 30 janvier, un mouvement de grève inédit secouait le monde des EHPAD (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), réunissant à la fois les personnels et les directions..
C’est en effet la sécurité et la dignité des personnes âgées qui est directement mis en cause par le manque d’effectifs qui gangrène ces établissements. Six salariés pour dix résidents, contre un pour un dans les pays scandinaves. La situation est parfois pire : dans certains établissements, il n’y a qu’une infirmière pour 80 personnes.

Or, près de 730 000 personnes âgées sont actuellement résidentes d’un EHPAD, et les pensionnaires sont de lus en plus âgés et nécessitent de plus en plus de soins.Une pétition réunissant plus de 500 signatures a été remise à la Ministre Agnès Buzin.
Quelles solutions à apporter à cette question urgente ? Plus de moyens ? Une politique de maintien à domicile ?

Stéphane Michel, ancien directeur d’EHPAD nous a présenté un état des lieux de l’hébergement et quelques unes des solutions possibles :

L’entrée en EHPAD représente le plus souvent un « retrait du monde des vivants ».  Un univers normé, coupé de la réalité., et pourtant hors de prix, hors de la capacité financière de la majorité ds Français. C’est pourquoi, la réflexion se tourne vers des solutions alternatives :

– EHPAD décentralisé : au niveau d’un quartier, avoir les services qu’on trouve dans un établissement, mais les gens sont dans le quartier des immeubles différents,
– Extension de l’hospitalisation en domicile pour les personnes âgées,
– Définition d’un statut des aidants (compensations financières),
– Familles d’accueil (lutte contre isolement, formation, contrôle) et développer la communication

Quel sera donc l’EHPAD du futur ?

Plusieurs pistes sont envisagées :

– Habitats intergénérationnels, foyers jeunes , travailleurs, étudiants avec des espaces communs,
– EHPAD familial avec des personnes âgées sans famille, avec des familles,
– Règles de fonctionnement plus souple, dérogatoires, en fonction de l’espérance de vie,
– Activités : accompagnement sexuel (love bus pour la Saint Valentin), accompagnement juridique (testament), voyages, vacances avec les proches (espaces dédiés dans les EHPAD), lieux de vacances dédiés, favoriser les expériences et compétences, bénévolats, adapter les activités en fonction du niveau dépendance,
– Favoriser les activités de la vie de l’EHPAD,
– Challenge, défis dans une START PAD
– Activités artistiques, créatives
– Robots d’accompagnement, présence d’animaux…
– Utilisation du numérique : domotique, santé connectée, intelligence connecté, réseaux sociaux et liens avec les proches,
– Changer le nom EHPAD,
– Accompagnement psychologique.

Finalement, quelles sont les réalités vécues par les personnes concernées, les familles, les aidants, le corps médical ? C’est probablement de là que doit partir la réflexion. Aussi l’atelier propose-t-il l’organisation d’une « Grande marche » sur les attentes des gens sur l’accompagnement de leurs anciens. Et d’organiser ensuite les « États généraux de la dépendance ».

 

Pour aller plus loin :

Les propositions du programme d’Emmanuel Macron La présentation de Stephane Michel

 

Un exemple d’hébergement alternatif


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